Croissance d’entreprise par les partenariats.

Jeudi 18 juin 2009

Les partenariats… Extrêmement lucratifs. C’est probablement la meilleures façon d’avancer et de développer votre entreprise, une fois que votre concept d’affaires et que votre marketing est testé. Pourtant, s’il y a une stratégie marketing sous développée sur l’internet francophone c’est bien celle-là. 

Bon c’est vrai il y a bien quelques tentatives d’affiliations, mais elles me semble presque toutes anémique par rapport à ce qu’un vrai partenariat peut-être.

Et comme toute stratégie anémique, celà provient dans la vaste majorité des cas d’un problème d’état d’esprit.

Et dans ce cas-ci malheureusement il est criant. Je le vois partout, dans mes négociations avez les fournisseurs, les plateforme d’affiliation et de pub, lors de discussion et de sessions de coaching avec des clients il semble qu’une vaste majorité de la population entreprenuriale soit beaucoup plus sur le mode…

“Je préfère ne pas me faire arnaquer, que de faire un gros paquet d’argent

en partageant mes ressources avec d’autres.” 

Bon c’est vrai qu’il y a dans ce monde des gens malhonnête et sans scrupules. Je suis d’accord. Mais de là a limiter volontairement la croissance de votre entreprise pour cette raison, je n’achète pas. 

Il y a vraiment des tonnes de raisons d’entrer en partenariat même avec vos concurrents directs. Ces partenariat peuvent prendre diverses forme. Lorsque j’aborde la question avec mes associés et mes employés et mes clients, ça l’est toujours en gardant en tête que:

1. Nous ne savons pas tout faire.

2. Certains de nos concurrents savent peut-être mieux faire certaines choses que nous.

3. Nous avons des ressources mal exploitées, que nous ne pouvons pas ou ne voulons pas exploiter, mais que d’autres pourraient certainement mieux utiliser que nous, et que quitte à les perdre il vaut mieux en tirer un profit partagé que rien du tout.

La semaine dernière, 3 événements se sont produits qui m’ont en quelque sorte poussés à rédiger ce post.

Pour une de mes entreprises, qui n’a strictement rien à voir avec le marketing internet, nous sommes actuellement à la recherche de fournisseurs et de nouveaux produits. Nous avons une liste de critères très très serrée ce qui limite considérablement la quantité de sources d’approvisionnement disponibles.

La plupart de ces fournisseurs se trouvent en France. C’est peut-être accidentel, mais j’ai été un peu surpris, lorsque l’un de nos collaborateurs est arrivé en me disant que certains fournisseurs ne voulaient pas vendre sur internet.

La raison?

Il ont peur de se faire casser leur image et que des petits malins qui ne connaissent rien d’autre se fassent une joie d’utiliser la seule stratégie valable pour dominer un marché sur le web: celle de casser les prix (en passant c’est de l’ironie).

Bon c’est un choix que je respecte, mais que je ne comprends pas. Je comprends mal qu’une entreprise puisse faire passer une image avant les ventes. Surtout lorsque cette image est complètement inconnue de la vaste majoritée des consommateurs. On ne parles pas d’entreprise avec des budget pubs de centaines de millions ici…

Mais d’entreprises qui comme toutes les petites entreprises ont tout intérêt à profiter des ressources des autres pour croître.

Deuxième cas, j’ai demandé à l’un de mes employés de contacter l’ensemble de nos concurrents pour leur offrir notre stock de produits que nous désirons éliminer de notre sélection.

Il est revenu en me disant: Didier c’est étonnant, ils ont tous acceuilli mon appel avec entousiasme et ouverture et ils sont tous prêt à recevoir nos propositions et à nous en faire sur les produits que nous savons faire tourner.

C’était la première fois qu’un concurrent direct les appelait. Vous savez ce que ça me dit à moi? Ça me dit que nous avons une sacrée longueur d’avance conceptuelle sur tout le monde. En fait ce que ça dénote surtout c’est le petit monde limité dans lequel la plupart des entrepreneurs oeuvrent.  C’est dommage…

Ce n’est pas parce que vous êtes en concurrence avec une autre entreprise que vous ne pouvez pas coopérer sur certains points.

Les grandes entreprises le font constamment. Et les champions de ça sont nommés Bombardier et Alstom. Ils se livrent une concurrence féroce sur tous leurs marchés. Mais coopèrent régulièrement sur des projets trop gros et trop risqués pour être géré par une seule entreprise. Même ces mastodontes, comprennent que dans certain cas il veut mieux ne pas faire cavalier seul.

Au final, nous avons surtout eu par la bande une quantité et une qualité d’information importante sur ce qu’est vraiment ce marché. Information que peu de nos concurrents ont. Allons nous nous en servir? Absolument! Et si ça peut être utile à ces entreprises aussi tant mieux.

Troisième cas qui illustre en quelque sorte l’extrême opposé des deux cas prédécents:

Vendredi dernier, je me fais réveiller à 6:00 du matin par ma copine, qui me dit: “Il y a un français au téléphone, qui veut te parler”.

Il a fallu que je la fasse répéter trois fois avant de croire que ce n’était pas une blague. Personne, pas même mes associés les plus proches ont ce numéro. Je prend le téléphone et là une voix que je ne connais pas… Me dit ”Didier, j’ai quelque chose pour toi appelles-moi sur mon portable. Tu ne sera pas déçu”. J’ai presque envie de vous donner son numéro ici… Mais bon.

Insistant il me dit “Peux-tu faire ça?”

-C’est qui? On se connaît?

-Oui oui on se connaît. Appelles-moi. TOUT DE SUITE.

Je notes le numéro et je raccroche, sans avoir aucun sentiment d’urgence. Je petit déjeunes. Pendant ce temps il rappelle 3 fois entre 6:15 et 6:45.

Je vais faire mon petit tour de vélo avant de me rendre au bureau. Et à 9:00 je regarde mes e-mails.

Et là je vois que notre rigolo, dans l’immobilier à Paris, m’as envoyé en message, le même que celui livré au téléphone à 4:45. Je ne le connais toujours pas.

Je l’appelle. je tombe sur la boîte vocale.

-C’est appelle-moi au bureau. La seule chose que je te souhaites c’est que ce soit effectivement TRÈS URGENT ET TRÈS IMPORTANT. 

Les heures passe et le rigolo ne donne pas signe de vie. Et je lui envoie un petit e-mail bien gentil:

“Heille le rigolo!
 
Tu oublies le numéro auquel tu as appelé ce matin.
 
Tu es très très mal parti. Il y a à peu près 6 choses que je déteste dans la vie et pour l’instant tu représentes la moitié d’entre-elles.
 
1. T’as aucune notion de décalage horaire
2. Tu as eu la prétention de savoir à ma place ce qui est urgent et important pour moi (tous les gens dans mon cercle privé savent qu’à six heure le matin RIEN N’EST URGENT NI important).
3. Tu as envahi mon espace privé.
 
Maintenant tu as peut-être une chance de pouvoir discuter avec moi. C’est de prendre ton téléphone et d’appeler au XXX-XXX-XXX. De faire amende honorable auprès de moi et de la famille de mon amie. Et là peut-être que je serai ouvert à la discussion. 
 
Didier Bonneville-Roussy”

Inutile de vous dire que je n’en ai plus jamais eu de nouvelles.

Pourquoi est-ce que je vous raconte ça? Ce gars avait certainement envie d’entrer en partenariat avec moi. Je suis même certains qu’il s’imaginait que son approche était génial. Après tout, c’est évident que je vais faire affaires avec un menteur qui ne se tient pas debout. Bonne idée, très mauvaise approche.

En fait lorsque vous voulez entrer en partenariat avec quelqu’un, c’est effectivement une très bonne idée de trouver un moyen d’attirer son attention. Mais ce que vous devez comprendre, c’est que le meilleur moyen d’y arriver, c’est de reconnaître la réalité à sa place.

“Bonjour,

Je réalise que cet e-mail peut vous paraître étonnant, même étrange, surtout de la part d’un étranger. Après tout on ne se connais pas. Je suis ________(Nommez-vous) je fais __________ (dites ce que vous faites).  J’ai entendu parler de vous par _____________ (nommez vos sources) et je crois que j’ai peut-être une idée qui peut nous permettre d’avancer plus rapidement pour  _________________ (Dites de quoi il s’agit).

Si vous êtes ouvert à la discussion vous pouvez me contacter au numéro suivant XXX-XXX-XXXX entre 9:00 et 16:00 du lundi au vendredi.”

 Simple, efficace, respectueux. Comprenez que dans un monde où la conscience de l’autre est devenue une idée ésotérique… Une simple démonstration de respect et d’autorité dans son monde peut vous ouvrir beaucoup de porte.

 Amicalement et Généralement,

Didier Bonneville-Roussy

Mon deuxième meilleur coup en marketing internet

Mardi 16 juin 2009

Vous savez des fois les percées en affaires ne proviennent pas d’une augmentation soudaine des revenus. Ni d’un marketing extrêmement bien réussi. Des fois il s’agit simplement d’un changement radical d’état d’esprit.

Hier je vous disais que la vocation de secrets-marketing allait quelque peu changer. Je ne m’étendrai pas plus longue là-dessus aujourd’hui. Toutefois j’ai aussi constaté un autre manque flagrant chez les entrepreneurs du web. Celui d’aborder l’entrepreneuriat sur le web avec le mauvais ensemble d’état d’esprit.

Je vais donc tenter par ce blog de vous montrer à ma façon quels sont les ensembles de croyances, de qualités personnelles et d’état d’esprit avec lesquels vous devez avancer pour prospérer dans ce business et probablement tout autre aussi.

On va parler de “Mindset” comme disent les anglos.

Ça peut vous paraître prétentieux, mais jamais personne n’a dit que je ne l’était pas, en effet qui suis-je moi Didier Bonneville-Roussy pour prétendre pouvoir vous apporter l’ensemble des croyances, attitudes et états d’esprit pour réussir en affaires?

1. Selon les standards de beaucoup j’ai réussi sur le web. Si vous me le demandez, je vous répondrais que je m’en fous royalement et que tout ça est très relatif. J’ai réussi à me bâtir la vie que je voulais, la réalité se rapproche de plus en plus de mon rêve. Et ça me suffit amplement.

2. Au cours des 7 dernières années j’ai eu l’immense privilège de vous côtoyer, de vous observer, de discuter avec vous, ceux qui réussissent et ceux qui peinent. Et j’ai pu observer un ensemble de trait commun à tous ceux qui réussissent. Et un ensemble de traits commun à tous ceux qui ont du mal. Et je peux aujourd’hui affirmer que réussir en affaires ne tient en rien de l’accident. Ça n’arrive pas par hasard. C’est créé de toute pièce. Et ceux qui réussissent semble tout réussir et étrangement obtiennent presque tout ce qu’il veulent.

3. Avant de supposément devenir un Gourou du marketing internet (titre dont je me passerais bien soit dit en passant) j’ai eu du mal aussi: j’ai crevé de faim, j’ai eu des coups dur, je me suis planté, j’ai erré. Donc j’ai une petite idée de ce que la vaste majorité d’entre vous vivent au jour le jour.

4. Tout ça s’apprend, se dévelloppe. Je n’ai pas la prétention de pouvoir, vous l’enfoncer dans le crâne ni même de vous l’apprendre. Ce sera à vous de faire ce travail et de prendre ce qui vous convient. Un peu à la manière de Tite-Live, j’agirai ici beaucoup plus comme un chroniqueur (au sens antique du terme), qui relate ce qu’il observe, prend des notes, et les diffuse, que comme gourou, que l’on doit suivre les yeux fermés.

Pour introduire le sujet d’aujourd’hui… Je dois vous parler un peu de moi.

Je suis quelqu’un qui est relativement solitaire, ce n’est pas que je n’aime pas la présence de l’autre, mais je dois vous avouer que de ce point de vue, je suis très auto-suffisant (c’est-à-dire que je me suffit à moi même).

Et j’ai aussi l’énorme défaut d’être un control freak au point de vue business.

Pendant longtemps j’ai cru que je pouvais y arriver seul. Donc de 1995 à 2003, j’ai tenté de tout faire moi même. J’ai appris beaucoup, toutes sorte de trucs, le copywriting, le html, la stratégie marketing. Malgré tout je n’avançais pas vraiment. D’un point de vue personnel j’ai avancé, d’un point de vue business j’ai stagné.

Et un jour en 2005, au vue des menaces de mort et de sévices corporels qui ne me conviennent pas tout à fait arrivant à un rythme effrené, je me suis retrouvé pris dans une position intenable émotivement. Il faut dire que je répondais personnellement à tous les e-mails que nous recevions, près de 150 par jour. 

Je ne sais pas si vous avez une idée de ce que ça peut être, de vous lever le matin, chaque matin, pendant des mois, et de voir des messages de ce type…

 ”Je vais t’enculé sale con”

“Je connait ton adresse, je vien te pété la gueule”

Ou encore le sempiternel:

“M’a te tuer!”

(textes reproduits tels quels d’où les fautes)

C’est pour le moins… décrissant. J’en était venu à me dire (ces messages représentaient 1 message sur 150). “Mais c’est pas vrai je ne fait pas tout ça pour cette bande de trou de cul”.

Il fallait que je trouve une solution et vite.

J’en ai trouvé 2:

La première: “Vends et sauves-toi avec la caisse.” Cette idée je l’ai remâché 2 semaines.

La deuxième: “Arrête de faire ce qui te ronge le plus de temps et qui te brûles la vaste majorité de ton énergie au moment où tu es le plus productif”.  

Oui mais comment?

Et là j’ai eu un éclair de génie! Embauche!

Youhou! Libération! Plus de e-mails auquels je dois répondre,  plus de temps pour moi. Le saint Graal de l’entrepreneur.

Naïf, naïf, naïf…

…Et c’est à ce moment que les vrais problèmes ont commencés!

Non sans blague! Tout ceux qui sont passé par l’embauche d’un premier employé savent de quoi je parles.

Vous savez un employé au début c’est un peu comme un enfant, il faut l’éduquer, le former, le gronder quand il fait des mauvais coups, le féliciter quand il en fait des bons, le nourrir (lui verser son salaire) et vous ne savez jamais exactement quand faire quoi, sauf pour le salaire, ça les messages sont clairs :) . Bref, il n’y a pas de mode d’emploi.

Et avant qu’il ne puisse vous épargner du temps, il vous en bouffe!

Mais toujours est-il que c’est la deuxième meilleure décision que j’ai prise de ma vie d’entrepreneur. Maintenant chez E-Genèse et l’ensemble de nos entreprises nous sommes 9. Ça tourne rondement et les choses avancent, des fois sans même que je le sache.

Ça me permet de faire ce que je fais de mieux, de vous offrir des stratégie et des outils que personne d’autre ne vous offre et de compléter toutes les petites défauts que j’ai.

Vous faites ce que vous voulez de ce post. Mais si vous avez un minimum d’ambition dans ce business, ou tout autre, donnez-vous cette expérience le plus rapidement possible. Si les choses fonctionnent bien pour vous, vous en aurez tôt ou tard besoin de toute façon. Le nez dans le mur c’est vraiment pas le meilleur moment d’apprendre tout ce que ça implique.

Et croyez-moi le implications financières sont les plus faciles à gérer. Celles-là vous les connaissez d’avance.

Amicalement et Généreusement,

Didier Bonneville-Roussy

P.S.: Si vous vous demandez quel est mon meilleur coup d’entrepreneur. Il est facile à deviner pour toute personne qui me connaît personnellement…

C’est d’avoir convaincu Lionel Palazzi de se lancer dans cette aventure avec moi. Merci Yo.  

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